14 Février 2008.
« Marion vient voir.. c'est fini.. j'en peux plus, je vais divorcer, on va déménager ». Elle se remémora les huit fois où elle avait déménagé, mais compris que pour une fois, c'était peut-être la bonne solution. Mais il restait le moment où ils allaient vraiment le faire et en attendant, il fallait vivre à quatre comme si de rien n'était. Elle pensait que ce serait bientôt. Elle sentie venir le moment où son beau-père apprit la nouvelle et là, tout se dégrada, l'ambiance empira. Elle remarqua qu'il allait de plus en plus mal, et ne le reconnaissait plus. Il lui avait souvent dit qu'il la considérait comme sa fille mais là, ce n'était plus le même. Juste quelqu'un qui ne réalisait pas ce qui lui arrivait, qui allait perdre tout ce qui comptais pour lui, sa raison de vivre. Le voyant changer, elle se tourna du côté de sa mère et le laissa, lâchement, ne le considérant plus comme la même personne. Elle n'a jamais su être naturelle quand quelque chose n'allait pas, ni mentir. Elle était juste perdue. La date du déménagement était enfin prévu, vacances d'avril, sa vie allait s'arrangeait. C'est ainsi qu'ils déménagèrent, sans lui. Mais quatre jours plus tard, sa mère lui annonça qu'ils retourneraient dans leur ancienne maison, elle n'y croyait pas, tout allait recommençait, et c'est lui qui nous aida à déménager. Le dernier jour de ses vacances elle était dans son ancienne chambre, par terre sur son matelas avec des cartons partout. A partir de là elle eu comme l'impression que tout serait comme avant mais l'ambiance se dégrada deux fois plus. Un jour ils partirent sans lui, et quand ils revinrent, il n'était plus là. Une lettre, comme celle dans les films, d'adieu, enroulée dans son alliance. Sa mère le chercha partout, ne le retrouva pas mais il revint. Elle avait peur de rentrer chez elle le soir, ne supportait plus les repas où le silence régnait, les disputes fréquentes & inutiles, voulait partir loin d'ici. Elle le détestait, sans même penser qu'il pouvait aller mal. Pour la seconde fois, un nouveau déménagement fut prévue, Aubagne, cette fois-ci, pour la dixième fois. 20 mai, tout allait s'arrangeait? L'ambiance empirait, les engueulades s'amplifiaient, elle restait dans sa chambre, oubliant que rien n'allait. Deux jours avant, minuit, elle dormait, avec sa mère car elle avait peur qui lui fasse du mal, quand ils ils entendirent un gros bruit.. Ils le trouvèrent allongé par terre, ne bougeant plus. Son frère appela les urgences qui débarquèrent rapidement mais il ne voulu pas les suivre. Juste après leur départ, il débarqua dans la chambre en s'énervant. Enfin vint le jour du départ. Il nous regarda, embarquant quelques affaires, pleura dans nos bras, elle eut l'impression qu'à partir de là sa vie ne serait plus la même. Elle se sentie revivre quand elle arriva à Aubagne. Elle l'a jugeait, délaissait, oubliait, détestait, mais elle ne s'est jamais mise à sa place, n'a jamais imaginée ce que ça pouvait faire de changer de vie du jour au lendemain, de se retrouver sans rien, sans ce qui faisait autrefois son bonheur. « Je te considères comme ma fille », elle l'avait pourtant entendue tant de fois, mais n'avait jamais aimé cette impression qu'il avait de vouloir remplacer son père, qu'elle voyait pas assez à son goût, ça restait une impression, peut-être, mais elle ne la supportait pas. Bizarrement, elle s'était sentie libéré à l'idée de vivre sans lui. Pourtant, des mois plus tard, elle voulait arranger les choses, mais avait comme l'impression que c'était trop tard.